Chasseurs d’Héritiers T1 Les sept vierges


Émission / Critique du 22 juillet 2014

Chasseurs d’Héritiers T1 Les sept vierges

Delcourt

Dessinateur : Guillaume Tavernier

Scénariste : Nicolas Jarry et Benoît Rivière

Couleurs : Dimitri Fogolin

 

L’histoire commence en Amérique du sud, en pleine jungle.  Un homme tente d’échapper à des trafiquants de drogues, des types pas contents du tout – normal, il vient de leur voler un petit paquet de poudre ! Alors que pour notre pauvre type sonne le glas, un hélicoptère le sort de cette mauvaise passe et lui annonce la bonne nouvelle d’un héritage qu’il ira sans doute claquer dans le prochain bouge de Manaus ! C’est en version Indiana Jones que nous faisons la connaissance de Lélio, un enquêteur d’un  genre particulier. Il ne traque pas le crime organisé  ou les cartels mais les héritiers de grosse fortune qu’il retrouve contre un pourcentage de l’héritage et ses frais. Après cette mise en bouche, nous le retrouvons à Paris où il enquête sur l’héritier d’un baron mort d’une crise cardiaque providentielle pour son successeur à découvrir.

Peu à peu c’est une part sombre du passé de sa mère que notre homme exhume. La brave damoiselle, amoureuse comme une gamine de vingt ans pendant l’occupation, fricotait avec un fridolin. La piste est difficile à remonter et croise celle de tableaux spoliés à des familles juives par ce beau commandant qui batifolait avec la mère de notre baron. Fin du premier acte ou en fin, la route de Lélio télescope celle d’une jolie brunette chargé de retrouver des œuvres d’art volées aux familles juives.

Un premier volume où enquête et action se marient avec bonheur pour une série qui ne demande qu’à se peaufiner. Jarry et Rivière attrapent le lecteur à bras le corps dès la séquence d’ouverture pour ne plus le lâcher. Nous serons ballotés entre la progression de l’enquête sur fond de suspens, d’archives poussiéreuses, de grenier et cache secrète et des histoires de famille pas toujours roses. Dans l’ensemble ça tient la route, excepté la première rencontre avec la jolie brunette, un peu tirée par les cheveux. Le dessin  de Guillaume Tavernier demande encore à s’affirmer avec le temps, quelques figures figées ralentissent le rythme de l’album. De même les expressions restent  à travailler. Bon point : le décor et le sens du rythme laisse entrevoir que ce n’est qu’une question de pratique. Dans l’ensemble un premier album plutôt prometteur qui demande comme le bon vin à s’affiner avec le temps.

 

Patrick Van Langhenhoven




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